« Le Higher Education and Research Act 2017 : Acte de décès du service public de l’enseignement supérieur en Angleterre ? »

avec Annie Vinokur, Droit et Société, 2018, n°98, p. 113-138.

L’Angleterre est le premier pays européen à avoir, dans les années 1980, amorcé la conversion de son enseignement supérieur du service public au marché. La dernière loi sur l’enseignement supérieur, le « Higher Education and Research Act » adopté en juin 2017, semble parachever ce processus. Cet article revient sur les spécificités du modèle anglais d’université et sur ses presque quarante années de réformes, soit le processus de déconstruction de l’essentiel de ses caractéristiques de service public. Analysant les contradictions et conflits d’intérêt déjà présents dans la situation actuelle mais amplifiés par la nouvelle loi et l’organisme de régulation qu’elle crée (l’Office for Students), il invite à s’interroger sur la viabilité du modèle.

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« La normalisation comptable entre public et privé. Privatisation du pouvoir normatif et dédifférenciation du secteur public »

in Musso P., L’entreprise contre l’État ?, Manucius, 2017, p. 173-183.

Cet article traite des métamorphoses des relations État/Entreprise, ou plus exactement des transformations des relations entre secteur public et secteur privé, à partir d’un champ particulier : celui de la production des normes comptables. L’analyse des changements survenus depuis les années 1970 en ce qui concerne les acteurs de cette normalisation, tant pour le secteur privé que pour le secteur public, permet de rendre visible un double processus : celui de « privatisation du pouvoir normatif » (Supiot, 2015) et celui de dédifférenciation du secteur public (Eyraud, 2013).

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« Les usages d’une comptabilité d’entreprise pour l’État. De la plurivocité des outils de gestion »

in Kott S., Droit et Comptabilité. La spécificité des comptes publics, Economica, 2017, p. 194-208.

Ce chapitre revient sur l’analyse des usages de la nouvelle comptabilité de l’Etat instaurée par la LOLF, sur la base du travail réalisé dans l’ouvrage « Le capitalisme au cœur de l’État ». En insistant sur la période 2006-2012, il ouvre en conclusion sur quelques analyses plus récentes.

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« Quantification Devices and Political or Social Philosophies. Thoughts Inspired by the French State Accounting Reform »

Historical Social Research, Special Issue « Conventions and Quantification – Transdisciplinary Perspectives on Statistics and Classifications », 2016, vol. 41, n°2, p. 178-195.

Our various studies in the sociology of quantification have convinced us that it is possible to look at social or political philosophies and seemingly technical tools at the same time, considering them as a totality. The works of Alain Desrosières have also demonstrated this. But our recent work on the French State accounting reform has shown that the new accounting system can be used in many different ways, for very different, and even divergent purposes. There seems to be no unequivocal link between a kind of quantification device and a specific social philosophy. This article aims to reconsider the nature and conditions of this link, on the basis of our recent work on state accounting reform.

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« Comptabilité privée et action publique. Les transformations de l’État et du capitalisme »

Revue française de Socio-économie, Hors série « Sociologie économique et économie critique », 2d semestre 2015, p. 201-212. Edité à nouveau dans le numéro Hors-série en lutte de 2020, p. 137-148.

À travers l’analyse de l’adoption par l’État d’une comptabilité d’entreprise, cet article dresse un tableau des transformations de l’État français au cours de la dernière décennie. En mettant en évidence de nouveaux circuits économico-financiers, il montre la nécessité de penser ensemble transformations de l’État et transformations du capitalisme.

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« A propos de l’emprise du chiffre »

avec Ève Chiapello, Philippe Lorino et Alain Supiot, Entreprises et Histoire, 2015/2, n°79, p. 174-187.

Ève Chiapello, Corine Eyraud, Philippe Lorino et Alain Supiot se sont retrouvés pour débattre de l’emprise du chiffre dans nos société contemporaines, débat animé par Ève Lamendour et Yannick Lemarchand.

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« Réflexions pour une sociologie de la quantification statistique et comptable »

Entreprises et Histoire, 2015/2, n°79, p. 74-87.

L’objectif de cet article est double. Il s’agira premièrement de montrer en quoi les dispositifs de quantification, qu’ils soient statistiques ou comptables, sont des objets pertinents pour les sciences sociales, et en particulier pour la sociologie. Il s’agira deuxièmement de montrer que l’entrée par ces dispositifs est une voie intéressante et productive pour le chercheur qui souhaite analyser le fonctionnement et les transformations d’un champ ou d’une organisation particuliers. Nous nous appuierons pour ce faire sur deux recherches, la première porte sur un dispositif de quantification comptable : la réforme comptable des entreprises d’État chinoises des années 1990 ; la seconde étudie un dispositif de quantification statistique : la mise en place au début des années 2000 d’indicateurs de performance pour l’enseignement supérieur et la recherche français. Nous tenterons en conclusion de proposer un cadre à la fois analytique et méthodologique pour l’étude de tels dispositifs.

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« Mesurer l’action publique par des indicateurs. Systèmes de valeur et jeux de pouvoir »

in Chiapello E. et Gilbert P., Sociologie des outils de gestion, La Découverte, 2013, p. 183-196.

Ce chapitre analyse, à partir de nombreux entretiens réalisés auprès de directions ministérielles, le processus de production des indicateurs de performance pour l’enseignement supérieur et la recherche élaborés entre 2002 et 2005 pour la mise en place de la LOLF. Il tire, à partir de là, quelques conclusions générales en ce qui concerne une sociologie des dispositifs de quantification. L’ouvrage a été traduit en anglais mais sans la troisième partie « Études de cas » dans laquelle se trouve ce chapitre. Il a également été traduit en espagnol en version intégrale.

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« Les enjeux de quantification dans la LOLF. Le cas de l’enseignement supérieur », avec Mustapha El Miri et Patrick Perez, Revue française de Socio-Économie, 1er semestre 2011, n°7, p. 149-170.  Edité à nouveau dans le numéro Hors-série en lutte de 2020, p. 219-240.

Fondé principalement sur une enquête par entretiens auprès des acteurs chargés de l’élaboration de la maquette budgétaire et des indicateurs LOLF, ce travail décrit ces processus de quantification comme le produit de rapports de force entre les différentes administrations ministérielles. Il souligne combien la construction de l’information chiffrée sur le monde peut contribuer à orienter l’action publique, subordonnant ici l’attribution des moyens à la performance des établissements.

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